Le marché du livre en France

1- UN MARCHE QUI SE PORTE BIEN

Le marché du livre est un marché stable (2006 : + 0,5 ; 2007 : – 0,9 ; source Institut GFK) alors que les autres secteurs culturels poursuivent leur déclin (2007 : vidéo : – 11 % ; disque : – 17 % ; source Institut GFK).

En 2008 : + 4,5 % sur les quatre premiers mois; tendance annuelle : + 5 % (source I+C, Livres Hebdo)

Il se vend de plus en plus de livres en France :

  • de plus en plus de titres : 520 000 titres différents vendus en 2007 (et ce chiffre augmente : 447 000 en 2005, 475 000 en 2006) (source : Institut GFK)
  • mais également de plus en plus d’exemplaires : 470 millions en 2006 ; 486 millions en 2007 (source : SNE, enquête de branche).

2 – LA DIVERSITE

565 000 références disponibles (source : Electre) dont 520 000 références différentes vendues en 2007 (source : Institut GFK).

Plus de 60 000 nouveautés en 2007 (là aussi le chiffre augmente : 53 000 en 2005, 57 000 en 2006) – source : Electre –.

Un poids limité des meilleures ventes (source 2007 : Institut GFK)

  • Les 5 titres les plus vendus représentent 1,7 % du CA global du livre ;
  • Les 10 titres les plus vendus représentent 5 % du CA global du livre ;
  • Les 1000 titres les plus vendus représentent 20 % du CA global du livre ;
  • Les 10 000 titres les plus vendus représentent 50 % du CA global du livre ;
  • A titre de comparaison, le poids des meilleures ventes est plus élevé dans le secteur du disque (Top 10 = 9 % ; Top 100=23 %).

3- UN MARCHE DE CONCURRENCE

Aucun circuit n’écrase les autres ; c’est la logique du prix unique du livre. Le fonctionnement est différent dans d’autres marchés comme celui du disque où l’absence de régulation a fait disparaître la quasi-totalité des disquaires indépendants et a concentré le marché entre quelques acteurs.

4- LE SYSTEME DE L’OFFICE

Le marché du livre fonctionne sur le principe de l’office (le libraire note, lors de la visite du représentant, le nombre d’exemplaires souhaité à l’office pour chaque titre ou il remplit une grille d’office indiquant le nombre d’exemplaires qu’il souhaite recevoir pour chaque catégorie d’ouvrages proposée par le diffuseur). L’office, s’il génère des retours, permet néanmoins une exposition optimale des nouveautés dans des centaines de points de vente. Il donne une visibilité sans égale à des titres dont le public n’est pas acquis par avance. Il est donc un outil de dynamisation du marché et d’appui à la diversité éditoriale.

L’office peut provoquer des pratiques abusives de la part de certains diffuseurs/distributeurs qui incitent à des commandes surévaluées par rapport au potentiel de vente de la librairie ou font des envois « hors grille ». Ces pratiques existent mais sont loin d’être majoritaires. Dans le cadre de la commission interprofessionnelle des usages commerciaux, les éditeurs, les diffuseurs et les libraires se concertent actuellement pour mieux réguler ces pratiques.

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6-le-marche-du-livre-en-france

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